Aux limites de l’innovation

Snotbot : Intel s’investit dans la préservation des océans

En partenariat avec Parley for the Oceans, Intel implique ses technologies en matière de drones et d’intelligence artificielle dans la préservation des océans et dans la protection des baleines. C’est le projet Snotbot !

 

Snotbot est un projet passionnant, qui vise à préserver les océans, de plus en plus abîmés par les activités humaines. Portée par le biologiste Iain Keer, patron d’Ocean Alliance, la démarche vise à étudier en profondeur les conditions de vie des baleines pour mieux les protéger.

« Nous savons que les baleines sont malades. Nous savons quelles questions poser sur les causes – le bruit, la pollution plastique, la surpêche, l’acidification de l’eau – mais nous avons besoin du creuset de la science pour trouver les réponses » explique Iain Keer.

SnotBot
Dr. Iain Kerr présente SnotBot

Et c’est là que la technologie d’Intel entre en jeu. Grâce à ses drones et à ses technologies d’intelligence artificielle, l’entreprise a participé à l’élaboration du projet Snotbot. Ce dernier utilise des drones modifiés qui peuvent collecter les résidus rejetés par les baleines lorsqu’elles remontent à la surface pour respirer. Des résidus appelés « snot », ce qu’on pourrait traduire par « morve » en français, explique le nom des drones.

 

La technologie Intel pour recueillir des données

Les drones collectent donc ces résidus, qui sont particulièrement riches en données biologiques. On y trouve des informations concernant l’ADN de la baleine, son niveau de stress, ses hormones de grossesse pour les femelles, mais également des données sur son état de santé (maladies, toxines, bactéries). Toutes les informations récoltées par les SnotBot sont envoyées à distance à des scientifiques qui sont éloignés des baleines, autant pour leur sécurité que pour préserver l’écosystème. Les données sont triées et classées par le biais de l’IA d’Intel.

SnotBot

Cette nouvelle manière non invasive d’étudier les baleines, sans les déranger dans leur environnement naturel, était jusque-là inaccessible. Mais ça, c’était avant SnotBot, qui non seulement ne stresse pas l’animal, mais peut récolter de nombreuses informations supplémentaires, comme des données visuelles et acoustiques, et analyser l’ensemble en temps réel, à proximité des cétacés.

« Grâce à l’expertise d’Intel en matière de technologies intelligentes et connectées, nous pouvons télécharger les données des drones sur des machines qui exécutent des algorithmes, pour évaluer en temps réel l’état de santé d’une baleine. L’intelligence artificielle permet de le faire en présence de facteurs changeants, comme les mouvements imprévisibles de la baleine ou la visibilité limitée dans l’océan. »

SnotBot

 

Protéger les baleines, préserver l’océan

Et les baleines ne sont pas les seules à tirer un bénéfice de cette analyse approfondie de leur situation : l’homme, par extension, a tout à gagner à voir l’environnement aquatique analysé en profondeur par le biais des cétacés. « Les océans génèrent la majeure partie de l’oxygène que nous respirons, ils nous aident à nous nourrir, ils régulent notre climat, ils nettoient l’eau que nous buvons, et ils proposent une pharmacopée de médicaments » souligne le capitaine Paul Watson, patron de Sea Shepard. En résumé : « Si les océans meurent, nous mourrons. » Une bonne raison de les préserver à tout prix, avec l’aide, ou non, de la technologie.

 

 

Audrey Oeillet

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