Aux limites de l’innovation

Motocross : Intel et Toshiba aux côtés de la championne Livia Lancelot

 

Nous avons rencontré Livia Lancelot, championne de Motocross lors du Supercross de Paris-Lille. Depuis peu sponsorisée par Intel et Toshiba, Livia partage sa passion avec nous et explique le rôle des nouvelles technologies dans sa discipline.

 

IQ : Peux-tu nous parler de ton sport, le motocross ?

Livia Lancel
©Guy Pichard / Microscoop

Livia Lancelot : Le motocross est une course à moto sur circuit tout-terrain fermé, avec des sauts. Le principe est simple. Tous les participants sont sur une ligne de départ. Le premier qui passe le drapeau à damier a gagné ! Le sport est pratiqué avec des motos non homologuées, que l’on ne peut donc utiliser que sur circuit fermé. Les motos pour adultes vont de 125 à 450 cm3 et les filles en championnat du monde sont limitées à 250 cm3. Personnellement, je roule sur toutes les cylindrées en fonction des compétitions.

Comment en es-tu venue à pratiquer ce sport plutôt masculin, assez physique et quelque fois dangereux ?

La passion est venue de mes parents. Mon père et ma mère sont des passionnés de moto donc je suis née dans cet univers, avec toujours des motos dans le garage ! Forcement, petite, je n’ai pas demandé à faire de la danse, j’ai demandé à faire de la moto. J’ai commencé très jeune. J’ai pratiqué différentes disciplines mais ma préférée est le motocross. J’ai l’esprit de compétition, je l’ai toujours eu. Déjà petite, je voulais toujours gagner. Pour la moto, ce qui me plait, c’est la montée d’adrénaline, la peur, le fait que ce sport ne soit pas commun. Les sauts et la vitesse aussi !

Tu as un joli palmarès, quels sont tes prochains défis ?

Je suis professionnelle depuis neuf ans mais mes premières courses datent d’il y a 20 ans ! Je suis cinq fois championne de France et aussi championne du monde. J’ai également gagné deux médailles aux Xgames et un record ! Je suis arrivée 39ème à l’Enduropale du Touquet au Scratch. Aucune fille n’était entrée dans les 100 premiers avant moi. A court terme, mon objectif est de reprendre mon titre de championne de France et d’être championne du monde en 2015. J’ai 26 ans et je fais partie de la première génération de filles à rouler à haut niveau donc je ne sais pas trop jusqu’à quel âge je vais continuer. Mais tant que je gagne, je continue.

©Guy Pichard / Microscoop
©Guy Pichard / Microscoop

Tu as conclu un partenariat avec Intel et Toshiba, qu’est-ce qui te plait dans les technologies qu’ils proposent ?

Toshiba et Intel sont des entreprises que je connaissais déjà. Ils sont au top dans leur domaine et proposent de bons produits. En ce moment, on utilise la nouvelle caméra x-sport Toshiba qui est parfaite pour nous ! Elle nous permet de revoir les images de l’entrainement et de les partager. Quand nous avons rencontrés ces deux partenaires, nous avons fait des tests lors de l’entraînement et on a tout de suite vu que c’était très pratique. On a branché la caméra directement sur la tablette et le tour était joué. Très rapidement, les images sont accessibles et on peut les visionner sur place. Ce matériel est très utile d’un point de vue pédagogique. Ca me permet, le soir, d’envoyer les vidéos en cinq minutes à mon entraineur qui peut ainsi voir mon entrainement lorsqu’il n’a pas pu être là physiquement et m’apporter des conseils, analyser la séance… Il reçoit les images en plus de toutes les autres données physiques.

Est-ce que tu utilises les nouvelles technologies à titre professionnel ?

Oui et en premier lieu pour l’entrainement. Je me sers d’un capteur de pulsations cardiaques qui envoie les infos soit à un bracelet soit directement à mon smartphone. Tout est enregistré : la séance d’entraînement, le nombre de séances pratiquées par semaine, le nombre de calories… Je suis très pistée, certains pourraient penser que c’est trop mais en fait c’est une aide précieuse pour atteindre mes objectifs. Le soir, j’enlève le capteur et je le connecte, ainsi toutes les données sont transférées. Mon entraineur y a accès, il lui suffit de se connecter, et il peut regarder les séances. A partir de ces infos, il peut préparer la séance du lendemain, l’adapter selon l’entraînement du jour. Il peut aussi prendre les pulsations au réveil pour voir si je suis fatiguée…

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