Aux limites de l’innovation

Les objets connectés luttent contre la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson n’a pas de remède. Mais des avancées technologiques et notamment dans le domaine de l’Iot pourraient soulager les victimes. A découvrir : les projets d’Intel et de Microsoft.

 

Elle atteint entre 7 et 10 millions de personnes dans le monde. La maladie de Parkinson est un fléau qui ne connait actuellement aucun remède. Le symptôme le plus connu de cette maladie est l’apparition de tremblements des membres, souvent les mains, incapacitant les malades dans la vie de tous les jours. Aujourd’hui, de nombreux acteurs dans le monde des objets connectés tentent d’apporter un peu de réconfort et de simplifier la vie des personnes atteintes de la maladie.

 

Un remède dans le Big Data ?

En 2014, Intel s’est associé avec la Fondation Michael J. Fox afin de lutter contre la maladie de Parkinson. Pour ce faire, la firme a lancé une grande campagne de récolte de données afin de créer une base suffisamment efficace pour analyser des informations. Ces informations sont glanées auprès des patients grâce aux objets connectés, pour en apprendre davantage sur la maladie, ses symptômes, et sa progression dans le temps.

 

 

Le projet est de créer une application qui permettra aux patients d’enregistrer plusieurs informations dont leur état, les médicaments qu’ils prennent, et leur activité via un objet connecté. Intel estime que la masse de données à traiter sera au total d’un gigaoctet par jour et par personne. Intel compte collecter des données concernant les tremblements, les cycles du sommeil, la démarche, l’équilibre à un rythme de plus de 300 observations par secondes. Une approche qui pourrait centupler l’efficacité des analyses par rapport aux méthodes actuelles !

 

Améliorer le quotidien des malades

Dans une optique à plus court terme, certaines firmes s’attèlent directement à la lutte contre les symptômes et notamment les tremblements. C’est le cas du projet Emma de Haiyan Zhang, chercheuse pour Microsoft. Il s’agit d’un prototype de montre qui, une fois connectée à une tablette, analyse les tremblements de la personne et émet des vibrations afin de contrecarrer les mouvements involontaires. Une révolution pour Emma Lawton qui peut désormais écrire son nom, “le plus basic des droits humains” explique-t-elle.

 

 

De son côté, Faii Ong, étudiant alors en médecine au Imperial College School of London, a une révélation quand il observe pendant 30 minutes une dame âgée atteinte de la maladie, tentant en vain de manger proprement. Au bout de 2 ans de recherche, l’homme trouve l’idée d’un gant muni d’un gyroscope. C’est ainsi que naît le GyroGlove, un gant de tissu armé d’un gyroscope sur le dos de la main, destiné à compenser les tremblements. Le projet remporte en 2015 une dotation de 10 000 livres sterling au plus gros concours européen dédié aux technologies, F.Factor. Depuis, le GyroGlove est encore au stade de perfectionnement, bien qu’il puisse déjà réduire 90 % des tremblements. Faii Ong espère pouvoir bientôt commercialiser son objet, à un prix oscillant entre 400 et 600 £. Il aimerait également pousser la recherche sur des objets pouvant lutter contre les tremblements d’autres membres comme les jambes.

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