Aux limites de l’innovation

La France booste le secteur de l’Intelligence Artificielle

La France dévoile sa stratégie nationale en intelligence artificielle baptisée « France IA ». Le but : favoriser l’émergence de l’intelligence artificielle et de tous les acteurs qui y contribuent !

 

 

Le 20 janvier, Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique et à l’Innovation, ont lancé conjointement la stratégie nationale en intelligence artificielle. Ce plan consiste à favoriser l’émergence de l’intelligence artificielle et de tous les acteurs qui y contribuent, comme les fabricants, les chercheurs ou encore les entreprises.

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Sept branches pour étudier l’I.A.

Afin de parfaire les connaissances et les innovations autour de l’intelligence artificielle, les représentants du gouvernement ont présenté la création de sept départements différents. L’intelligence artificielle sera ainsi étudiée sous diverses disciplines comme le recensement des efforts déjà réalisés en matière d’intelligence artificielle en France. On dénombre en effet déjà plus de 200 start-up qui ont fait de l’IA leur expertise. L’identification des besoins industriels sera également étudiée, ainsi que les capacités de financement et les conditions des transferts de connaissances vers l’industrie.

Cette initiative cherche avant tout à favoriser l’expansion de ce nouveau secteur en France. Thierry Mandon regrettait en effet amèrement la fuite des cerveaux français vers des contrées plus vertes en matière de développement de l’IA, comme les Etats-Unis. « De grands pays font des efforts sur le sujet. Nous ne sommes pas trop en retard mais c’est maintenant qu’il faut y aller. D’autant plus que les établissements et les équipes français de recherche se font piller leurs chercheurs, dont la formation est financée par les contribuables », exprime-t-il.

L’idée est ici de conjuguer les efforts entre le monde de la recherche et le monde de l’entreprise. « On a de très bonnes écoles, des chercheurs excellents, et d’un autre côté des start-up, des PME et des grandes entreprises qui ont besoin de ces compétences, mais la relation entre eux ne se fait pas complètement. », remarque Bertrand Braunschweig, directeur de l’Inria, qui participera à l’initiative lancée par l’Etat.

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L’IA suscite encore la méfiance du grand public

L’un des plus grands obstacles qu’observe l’intelligence artificielle reste la méfiance encore palpable de la population. Grand absent de la campagne présidentielle, le numérique reste encore un sujet difficile à aborder. Le grand paradoxe réside dans cette peur pour ces nouvelles technologies, à l’heure où des millions de personnes exposent leur vie sur les réseaux sociaux.

Les secrétaires d’Etat ont fait appel à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) afin de dégager les principaux enjeux autour de la réflexion sur l’éthique de l’IA. « Lundi 23 janvier, nous lançons un débat public sur l’éthique, les algorithmes, l’IA avec de nombreux partenaires. Ce débat va durer toute l’année. Nous ferons une restitution fin 2017 », a expliqué Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL.

« L’intelligence artificielle est une technologie, un outil. Ce n’est pas bien ou mal. C’est ce que l’on en fait qui compte », a martelé Axelle Lemaire. L’IA fait encore peur à 65 % des Français. Les Américains sont seulement 22 % à s’en méfier.

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