IA : des innovations dans tous les domaines

Elle sait lire le fond de l’œil et déchiffrer les contrats. Elle repère des suspects dans la foule, sait faire preuve d’empathie, mais semble être misogyne. C’est ? L’intelligence artificielle !

 

Polisis, contrat de confiance

Qui a la patience de lire des « Conditions Générales d’Utilisation » ? Mise au point par des chercheurs de l’école polytechnique fédérale de Lausanne ainsi que des Universités du Michigan et de Wisconsi-Madison, l’extension gratuite Polisis décortique pour nous les CGU et en propose une synthèse sous forme de graphiques. On peut y voir d’un coup d’œil quelles données sont collectées, dans quel but, quelles options sont prévues pour y remédier, etc. Polisis est utile et impressionnante, mais quand on sait que Google et d’autres s’appuient également sur une IA pour rédiger ses fameuses CGU, la nouvelle revêt un caractère d’étrange étrangeté… Polisis est disponible pour Chrome et Firefox.

 

 

Chine : l’œil du dragon

Afin de repérer d’éventuels suspects lors des festivités du Nouvel An, la police chinoise s’est vue dotée de lunettes expérimentales. Similaires aux « googleglasses », les lunettes ont été mises au point par LLVision Technology Co en collaboration avec les autorités. D’après le fabricant, il suffit de 100 millisecondes pour reconnaître l’un des 10 000 visages stockés dans la base de données.

 

Replika, mon meilleur ami artificiel

Désemparée par la mort subite de Roman, son meilleur ami, Eugenia Kuyda, une développeuse russe, a entraîné une IA avec les milliers de textos, tweets et emails qu’ils avaient échangés depuis des années. C’est ainsi qu’a vu le jour Replika, un chatbot (robot conversationnel) très performant, avec lequel il est possible de dialoguer sur son smartphone comme avec un ami.  Le code du chatbot est par ailleurs disponible en open source sous le nom de CakeChat. Idéal pour tchater quand il n’y a pas de réseau.

 

 

Gender Shade

Projet mené par la chercheuse Joy Buolamwini au MediaLab du MIT, Gender Shade pointe du doigt la façon dont les IA sont entraînées. En privilégiant l’analyse de visages d’hommes blancs, la reconnaissance faciale reproduit sans le vouloir les stéréotypes de la société. Comme ce type de profil est surreprésenté dans le milieu de la recherche en IA aux États-Unis, l’apprentissage s’en trouve faussé. Résultat, les plus performantes des IA tombent pour la plupart à un taux de réussite inférieur à 50% dès qu’il s’agit de la reconnaissance de visages de femmes à la peau foncée.

 

 

Verily, une IA contre le diabète
Le partenariat passé entre Google et le Moorfields Eye Hospital de Londres en 2016 commence à porter ses fruits. Après avoir entraîné une IA à lire des milliers de scanners de la rétine, les chercheurs de DeepMind, le département de Google dédié à l’IA et Verily, pour la partie médicale, espèrent être en mesure de proposer rapidement une solution efficace pour dépister trois maladies graves de l’oeil (le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et la rétinopathie diabétique). En utilisant le même principe de reconnaissance d’images associées à des diagnostics avérés, la technique pourrait servir à dépister d’autres affections plus efficacement que ne le ferait un humain.

 

Cyrille Baron

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