Google Home, Amazon Alexa, HomePod… C’est quoi un assistant vocal à installer chez soi ?

Les assistants vocaux à installer à la maison, voici la nouvelle tendance ! Trois géants des nouvelles technologies se positionnent et avec eux une révolution des usages domestiques. Mais un assistant vocal, c’est quoi et surtout ça sert à quoi ?

 

« Ok Google ! » : C’est ainsi que commence généralement une relation plus ou moins personnelle avec Google Assistant. C’est l’intelligence artificielle présente dans les smartphones Android. Dans l’univers Apple, cette intelligence artificielle s’appelle Siri et chez Amazon, elle s’appelle Alexa. Depuis quelques mois, Google Assistant est sorti des smartphones et on la trouve désormais dans les enceintes Google Home. Les différents modèles, aux prix évolutifs – de 60 à plus de 300 euros – proposent aux utilisateurs un système capable de répondre à des questions et à des ordres, et compatible avec de nombreux objets connectés. Concrètement, vous dites « Ok Google, allume la lumière », Google Assistant reçoit l’ordre et l’exécute en allumant la lumière.

Google Home
Google Home

Du côté d’Amazon, on trouve le même genre de service via Alexa. Cela dit, pour l’instant Alexa n’est pas disponible en France. L’assistant vocal faisant un carton aux Etats-Unis, on ne doute pas qu’Amazon lance son assistant dans l’Hexagone en 2018, mais il sera peut-être un peu tard. Quant à Apple, la société travaille encore sur HomePod, son assistant vocal pour la maison, mais l’entreprise a pris énormément de retard. Par conséquent, en France, on se concentre plutôt sur Google Home. Alors, à quoi ça sert un assistant vocal à installer chez soi ?

 

Surfer sans les mains

Le premier intérêt d’un appareil Google Home, c’est de pouvoir accéder à de nombreuses informations disponibles sur Internet sans avoir besoin d’être devant son ordinateur, ou même devant son smartphone. Google Assistant va utiliser un catalogue de sites pour trouver les réponses à vos questions. Parmi eux, Wikipédia, des sites de cuisine, de bricolage… l’intelligence artificielle est capable de trouver des sources d’informations fiables, et lit, ensuite, ce qu’elle y trouve. La majorité du temps, l’assistant vocal fait mouche et répond avec une précision suffisamment bonne pour que l’échange soit utile.

Homepod
Homepod

Autre intérêt : Google Assistant utilise les données des différents services de Google et d’Android pour récupérer des informations du quotidien. Et le potentiel est assez conséquent. Vous pouvez lui demander quel temps est prévu demain, si la circulation est fluide d’un endroit à un autre, si vous avez des événements prévus dans votre agenda… bref, des petites choses du quotidien. Enfin, il vous permet également d’écouter la radio de votre choix : « OK Google, lance RTL », et le tour est joué !

 

Beaucoup de fonctions payantes

Une fois qu’on a fait le tour des commandes vocales de base, on arrive à un constat un peu triste : le Google Home a besoin d’amis pour développer ses capacités. Et des amis bien évidemment payants ! Ainsi, si vous voulez écouter de la musique depuis votre enceinte bavarde, vous devez la connecter à un compte Spotify, Deezer ou Play Musique sur abonnement. La note commence à monter !

Google Home peut vous servir à piloter de multiples objets connectés comme des ampoules Philips Hue, un thermostat Netatmo, un Chromecast branché sur un téléviseur. Autant d’appareils qui coûtent de l’argent et s’avèrent plus ou moins utiles en fonction des usages de chacun. Et tous ces gadgets peuvent être pilotés par le biais d’applications : Google Home n’est pas vital à leur utilisation.

On se heurte à l’une des limites des assistants vocaux actuels, à savoir l’usage autonome que l’on peut en faire. Il y a alors deux perspectives : soit vous disposez déjà d’appareils compatibles, et alors l’assistant vocal va vous offrir de nouvelles fonctions, soit, au contraire, l’assistant vocal peut être une porte d’entrée dans la domotique connectée. Mais prévoyez un petit budget, car la domotique reste coûteuse, même quand on l’installe soi-même !

Alexa Amazon
Alexa Amazon

 

L’avenir a de la voix

Alors, utile ou pas ? Les assistants vocaux comme Google Assistant, Siri, Alexa ou encore Cortana ont chacun leurs qualités et leurs défauts. Si Google Assistant est aujourd’hui le plus populaire en France en raison de la démocratisation de Google Home, il y a fort à parier que la concurrence sera de plus en plus tenace en 2018, et qu’on entendra de plus en plus parler des assistants vocaux. HomePod d’Apple, par exemple, pourrait arriver dans le commerce dès février ou mars 2018. Cortana devrait quant à elle sortir prochainement de Windows 10 pour devenir une assistante de maison, grâce à la collaboration d’Intel et de Microsoft annoncée en 2017.

Progressivement, ils vont devenir plus intelligents, répondre à plus de commandes vocales, et piloter de nouveaux objets. Il sera alors plus facile de réellement déterminer si s’équiper est pertinent ou pas. Si vous voulez vous y essayer, n’oubliez pas que vous avez déjà accès à certaines fonctionnalités vocales par le biais de votre smartphone Apple ou Android, ou via Windows 10. Vous pouvez ainsi vérifier s’il y a un intérêt pour vous à acquérir un assistant vocal à installer à la maison, et qui ne n’hésite pas d’autre appareil pour fonctionner.

Une chose est sûre : cette première génération d’assistants vocaux ne sera pas la dernière, et on peut même parier que, dans quelques temps, ils seront remplacés par de vrais robots. On a sans doute un peu de temps devant nous, mais méfiance ! Le futur est déjà là…

 

Audrey Oeillet

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