Expo AYM : Art moderne, génération Y et monnaie virtuelle !

L’exposition AYM met en avant l’Ether, une monnaie virtuelle, seul moyen d’acquérir les œuvres exposées…

 

C’est à Paris, dans le 10ème arrondissement, que se tient cette exposition innovante. D’une part, par les œuvres exposées qui utilisent les registres et techniques d’expression propres à la génération Y, mêlant la tradition (peinture, photographie…) aux technologies telles que la 3D par exemple. Mais également par le système d’acquisition des œuvres. En effet, toutes les œuvres sont payables en Ether, une crypto-monnaie issue du protocole Ethereum, et considérée comme la deuxième monnaie virtuelle après le Bitcoin.

Le nom de l’exposition reprend d’ailleurs l’ambition des organisateurs : AYM pour Art de la génération Y et nouvelle Monnaie.

« La forme de transaction proposée ici est une première mondiale : c’est la première fois qu’une monnaie numérique telle que l’Ether sert à acheter des œuvres d’art », nous confie Christophe Pouilly, commissaire de l’exposition. « Nous avons voulu aller jusqu’au bout d’une certaine logique et proposer pour payer l’art de la Génération Y, la première génération réellement connectée, une monnaie totalement numérique. Nous avons voulu revoir les codes traditionnels du marché de l’art ».

Créer un nouveau moyen de valoriser le marché de l’art

Pour Christophe Pouilly, la crypto-monnaie porte intrinsèquement un certain nombre de valeurs, dont la remise en cause de la conception classique de la monnaie, garantie par un intermédiaire de confiance tel qu’un gouvernement, un état ou une banque centrale. « Les monnaies numériques ne valent que par la confiance que leur portent les membres du réseau. C’est une situation de rupture qui a tenté les artistes qui pourtant n’avaient jamais acquis et encore moins utilisé un compte en crypto-monnaie », souligne-t-il. « C’est peut-être un moyen de s’affranchir d’un certain nombre d’acteurs, tels qu’un petit nombre de galeries d’art, dont on sait qu’ils font et défont aujourd’hui la valeur du marché de l’art. Le fait de créer un nouveau moyen de transaction va peut-être faire surgir un nouveau moyen de valorisation des œuvres ».

 

Un cours à la croissance exponentielle

Pour acheter les œuvres exposées, il faut compter entre 10 et 500 Ethers. Une somme dont l’équivalent en euros fluctue au grès du taux de change. Et celui-ci varie beaucoup et poursuit une courbe exponentielle : si en mars le taux de cette crypto-monnaie, créée il y a à peine un an et demi, proposait un Ether pour moins de 20€, celui-ci en vaut près de 85€. Au début de l’exposition fin avril, il était à 50€… De quoi permettre aux premiers investisseurs de se créer une petite fortune si la monnaie poursuit sa croissance !

 

Des crypto-monnaies qui suivent le parcours du bitcoin, lancé en 2008

Pour rappel, une crypto-monnaie est une monnaie électronique issue d’un réseau informatique et basée sur la technologie blockchain. Les crypto-monnaies sont des monnaies alternatives, qui n’appartient à aucun pays, mais avec des cours définis en fonction des utilisateurs et consultables à travers un certain nombre de bourses d’échange entre monnaies virtuelles et monnaies traditionnelles. Les crypto-monnaies sont fabriquées par les utilisateurs via des algorithmes très avancés qui les protègent des contrefaçons électroniques. Il existe aujourd’hui plusieurs centaines de crypto-monnaies, toutes construites sur le principe du Bitcoin, lancé en 2008. Aujourd’hui, différents sites marchands, notamment ShowroomPrive en France, autorisent le paiement en bitcoins pour des produits bien réels.

 

Informations pratiques :

Exposition AYM jusqu’au 9 juin 2017

La Compagnie, 5 rue Taylor – 75010 Paris

https://www.facebook.com/expo.AYM

 

Nathalie Bloch-Sitbon

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