Aux limites de l’innovation

Esport : l’IA s’invite dans la partie !

À cette époque de l’année, de nombreuses compétitions eSport font rage avec notamment les Intel Extreme Masters à Katowice le week-end du 25 février. La participation à ces compétitions de très haut niveau requiert un entrainement acharné qui pourrait bien évoluer avec l’arrivée d’un nouvel élément : l’Intelligence Artificielle.

 

À cette époque de l’année, de nombreuses compétitions eSport font rage avec notamment le tournoi hivernal de l’Electronic Sports World Cup (ESWC) à Paris et les Intel Extreme Masters à Katowice le week-end du 25 février. La participation à ces compétitions de très haut niveau requiert un entrainement acharné de la part des joueurs, qui se donnent corps et âme pour devenir les meilleurs dans leur catégorie. Aujourd’hui, leur méthode d’entrainement pourrait évoluer avec l’arrivée d’un nouvel élément : l’Intelligence Artificielle.

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Bouleversement dans le monde de l’esport

Lors de sa conférence BlizzCon, l’éditeur de jeux vidéo Blizzard a en effet créé la surprise en annonçant son partenariat avec Google DeepMind, l’Intelligence Artificielle du géant américain qui progressera désormais tout simplement en jouant à StarCraft II. S’inspirant de ses avancées avec AlphaGo, l’intelligence artificielle qui a battu le champion du monde de jeu de Go, Google veut désormais s’attaquer aux jeux de stratégie en temps réel. Au fur et à mesure des parties de Starcraft II, l’IA apprendra à jouer pour devenir imbattable ou presque.

Une nouvelle qui mitige quelque peu le monde de l’esport. DeepMind peut en effet se révéler être un excellent partenaire d’entrainement, en adoptant les stratégies et les mécaniques de jeux d’un sportif humain.

 

Allié de choix ou adversaire imbattable ?

L’intelligence artificielle d’ores et déjà présente dans StarCraft II possède une puissance de calcul moindre par rapport à ce que propose DeepMind. Dans une interview de Numerama, le joueur MiniMaTh souligne la facilité avec laquelle on peut la faire « tourner en rond ». DeepMind pourrait proposer une manière inédite de travailler sa stratégie dans les parties. Toutefois, certains s’interrogent sur la partialité de telles parties, l’être humain devant faire face à des limites anatomiques que ne connait pas une IA.

« Sur StarCraft II, contrairement aux échecs et au go déjà vaincus, il y a bel et bien ici un facteur physique lié pour partie à l’exécution des tâches à accomplir en jeu qu’il va falloir prendre en compte. Un choix va donc devoir être fait de manière arbitraire de façon à limiter la machine dans ses possibilités. Ce choix pourrait peser en profondeur sur les résultats que l’on attend de l’IA » indique Pierre-Marie Humeau aka YoGo, commentateur esport pour O’Gaming.

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De nombreux paramètres à déterminer

Si Blizzard et Google n’ont pas encore envisagé de créer de match entre humains et machine, l’éventualité suscite des interrogations auprès des joueurs et des autres acteurs de l’esport. La limitation des APM (Action Par Minute) est par exemple au centre des discussions. Là où un être humain extrêmement bien entraîné peut effectuer environ 350 APM, une machine pourrait facilement en effectuer des milliers sans efforts, avec une qualité d’exécution parfaite. De nombreuses questions se posent ainsi sur l’arrivée de ce tout nouveau joueur pour le moins particulier. En attendant, les humains continuent de se mesurer entre eux en attirant toujours plus de passionnés.

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