De l’université à la start-up : 3 projets d’école au CES 2018

Parce que les grands projets de demain naissent souvent sur les bancs des facultés, le plus gigantesque salon de l’électronique au monde réserve toujours un espace dédié aux universités et aux écoles qui regorgent d’ingénieurs en herbe ou déjà confirmés. Direction l’Eureka Park pour découvrir trois projets innovants mis à l’honneur au CES 2018 !

 

CentraleSupélec présente l’application Diapason pour aider à guérir des acouphènes

C’est une première dans le monde de l’e-santé : un étudiant et deux enseignants-chercheurs de l’école CentraleSupélec s’intéressent au problème insoluble des acouphènes. Ce mal persistant qui touche près de 10 % de la population peine effectivement à trouver un remède : si le bruit dérangeant perçu par ceux qui en souffrent provient de dommages auditifs irréversibles, il n’existe aucun traitement médical pour en guérir.

Il existe des thérapies et des solutions de masquage qui permettent de réduire la gêne ressentie par le patient, mais c’est bien la première fois qu’on voit naître une solution ludique et immersive à travers l’application Diapason, imaginée sur le campus rennais de la plus grande école d’ingénieurs française.

L’objectif d’Immersive Therapy, start-up fraîchement née de cette idée, est de créer des plateformes thérapeutiques qui exploitent la réalité virtuelle et la réalité augmentée afin de proposer un parcours divertissant. L’application s’inscrit dans la lignée des serious games, ces jeux dont il est bon d’abuser pour la santé mentale et physique.

Les activités proposées par l’application, développées avec des médecins ORL, permettent dans un premier temps d’évaluer le niveau de l’acouphène. Elles prennent ensuite la forme de petits jeux de quelques minutes qui aideraient à guérir.

Diapason d’Immersive Therapy
L’application Diapason pour aider à guérir des acouphènes

 

Ce n’est pas la première fois qu’un projet issu de CentraleSupélec se retrouve présenté au CES, et ce n’était pas le seul cette année : l’école accompagne ses étudiants porteurs de projets en créant un système favorable au développement de start-ups dès l’obtention du diplôme.

En mettant à disposition des élèves un incubateur technologique, un Fab Lab, un institut Open Innovation et en proposant un parcours digital et un parcours entrepreneuriat, l’école peut être sûre d’y trouver à nouveau une place pour les années à venir !

 

L’Université nationale de Taïwan présente SolarDrone, un drone solaire ultra-léger

Issue du laboratoire de la prestigieuse National Taiwan University, la startup SolarDrone a imaginé un drone capable de voler plusieurs heures en exploitant l’énergie solaire. L’objet est entièrement pensé pour rendre possible cette autonomie spectaculaire : tout en étant très léger, le drone est équipé de panneaux solaires qui s’étendent sur une surface la plus large possible.

SolarDrone
L’Université nationale de Taïwan présente SolarDrone, un drone solaire ultra-léger

 

Sans moteur ni batterie, le drone est entièrement sécurisé : pas d’explosion ou de panne à craindre. Approprié pour le loisir, il convient aussi aux usages agricoles, cartographiques, et peut répondre à des objectifs de surveillance et de sauvetage. L’avantage de sa grande autonomie lui permet d’accomplir des missions qui s’étendent sur un large territoire.

L’objet reste cependant tributaire de la météo : outre le fait que de bonnes conditions d’ensoleillement soient nécessaires à son utilisation, une pluie pourrait le mettre en difficulté et l’empêcher de mener à terme sa mission en cas de transport d’un colis par exemple.

 

La start-up surfe sur un terrain dont on découvre tout juste les promesses : du spectaculaire Silent Falcon au non moins impressionnant Aquila de Facebook, la clé de l’autonomie pour les drones se cache probablement dans les propriétés de l’énergie solaire. Les premiers tests sont plutôt concluants et toute recherche en ce sens est à suivre de près !

 

L’université Case Western Reserve présente Beauty and The Bolt

Imaginé par Andrew Dupuis et Xyla Foxlin, deux brillants ingénieurs, le concept de Beauty and the Bolt se base sur une idée simple : dans un milieu qui n’échappe pas aux idées reçues, il est plus que nécessaire de rendre la connaissance accessible à tous.

La plateforme qui s’étend sur Youtube a un objectif : que les femmes et les personnes issues des minorités cessent d’être sous-représentées dans le monde de l’ingénierie et puissent bénéficier aussi du mode d’emploi pour créer au gré de leurs envies.

Beauty and the Bolt veut enseigner au grand public les connaissances nécessaires en sciences, technologie, mathématiques, ingénierie mécanique et arts. Cette approche éducative, appelée « STEAM », regroupe ainsi tous les domaines nécessaires à la conception d’objets divers, de l’idée déco au concept high tech.

beauty and the bolt
Xyla Foxlin anime des tutoriels sur la chaîne Youtube Beauty and the Bolt

La team propose des ateliers appelés « DreamDays » aux écoles qui souhaiteraient compléter l’éducation de leurs élèves avec des connaissances qui leur serviront à inventer, imaginer et fabriquer les objets de leurs rêves, et peut-être même révéler des vocations chez les ingénieurs en herbe.

Parmi ses initiatives, Beauty and the Bolt encourage la fréquentation des makerspaces en fournissant une liste exhaustive des meilleurs endroits au monde pour bidouiller et échanger entre « makers » débutants et confirmés.

Pour vous initier au DIY et apprendre à souder, à prendre des mesures correctement, à comprendre langage Arduino… découvrez les tutoriels animés par Xyla sur la chaîne youtube Beauty and The Bolt.

L’université Case Western Reserve est toujours très présente au CES : cette année, pas moins de 10 stands lui ont été attribués. L’occasion pour les étudiants de présenter des concepts innovants dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’informatique et de la réalité virtuelle et augmentée.

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