Aux limites de l’innovation

Comment la puce Loihi d’Intel compte faire évoluer l’intelligence artificielle

Intel est une entreprise largement investie dans le développement des intelligences artificielles. Elle le prouve une nouvelle fois en présentant Loihi, une puce à autoapprentissage destinée à accélérer le développement des IA.

 

Aujourd’hui, les intelligences artificielles sont développées dans de très nombreux domaines. Et si leur utilisation auprès du grand public est encore relativement limitée, il va sans dire que les expériences d’aujourd’hui feront partie du quotidien de demain. L’un des enjeux vitaux du développement des IA est, aujourd’hui, leur capacité d’apprentissage : une intelligence artificielle doit pouvoir développer ses connaissances et ses compétences de manière autonome pour prendre son envol. Et c’est un domaine dans lequel Intel souhaite s’investir.

La puce Loihi
Loihi, une puce à autoapprentissage destinée à accélérer le développement des IA.

Une puce pour reproduire le cerveau

La puce de test Loihi, développée par Intel, s’avère supérieure à tout ce qui a pu être conçu précédemment dans le domaine. « Le travail d’Intel Labs a permis de développer une puce neuromorphique à autoapprentissage, supérieure à tout ce qui avait été fait auparavant : la puce de test Loihi » explique le docteur Michael Mayberry, vice-président et directeur général d’Intel Labs. « Celle-ci reproduit un certain nombre de fonctions du cerveau et apprend à partir des retours offerts par son environnement. Cette puce basse-consommation utilise les données pour l’apprentissage et l’inférence, et devient plus intelligente avec le temps. Elle n’a pas besoin d’être entraînée de façon traditionnelle, ce qui demande une approche novatrice basée sur les impulsions asynchrones. »

 

 

Pour les chercheurs, utiliser la puce Loihi sous-entend un gain de temps considérable en matière d’apprentissage des intelligences artificielles. Les modèles de puce neuromorphique telles que Loihi s’inspirent de la communication et de l’apprentissage des neurones biologiques, et utilisent des impulsions et des synapses plastiques pouvant être modulées en fonction du rythme. Ils peuvent aider les ordinateurs à s’organiser eux-mêmes et à prendre des décisions en fonction de modèles et d’associations. Loihi cumule un total de 130 000 neurones et 130 millions de synapses. Et ce n’est probablement qu’un début !

 

Un champ d’utilisation énorme

Parmi les usages possibles de la puce à autoapprentissage d’Intel, on peut citer les applications automobiles, la robotique industrielle ou personnelle, le secteur médical, la reconnaissance de mouvements… les exemples ne manquent pas et ils vont probablement se multiplier concrètement dans les prochaines années.

A partir du premier semestre 2018, les chercheurs de grandes institutions universitaires à travers le monde vont pouvoir commencer à travailler avec la puce Loihi. Cela va permettre d’accéder la recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle, et aller toujours plus loin, avec toujours plus de possibilités. « Cet avenir alimenté par l’informatique neuromorphique va nous permettre de concrétiser nos rêves les plus fous grâce à des flux d’intelligence et de prise de décision plus fluides et plus rapides » conclut le docteur Michael Mayberry.

 

Audrey Oeillet

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