Aux limites de l’innovation

5 jeux et jouets pour apprendre à programmer en s’amusant

Alors que la programmation est désormais enseignée dans certaines écoles dès la Primaire, il est possible d’initier les plus jeunes par le jeu. Les développeurs en herbe ont le choix, et leurs parents aussi, à condition d’investir un peu d’argent !

 

Il existe de nombreuses manières d’apprendre à coder en s’amusant. On ne parle pas ici d’écrire des lignes et des lignes de code informatique, installé devant un ordinateur : laissons ça, pour le moment, aux étudiants plus avancés ! Mais à partir de 8 ans, les enfants peuvent être initiés à l’aide de jouets qui intègrent des modules de codes simples. L’objectif : faire comprendre aux plus jeunes qu’il est possible de faire « obéir » un jouet non pas en appuyant sur un bouton, mais en programmant des commandes personnalisées.

Souvent, la base des jouets incluant des fonctions de codage, c’est Scratch. Ce langage de programmation a été développé par le Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il s’adresse aux enfants à partir de 8 ans et s’avère facile à comprendre grâce à son système en forme de briques à glisser sur des lignes. Tout se passe généralement sur un smartphone ou une tablette connectée au jouet en Bluetooth ou en WiFi. Alors, pour quels jouets opter ? Voici nos préférés.

 

Cozmo, le robot attachant et intelligent

Cozmo est un petit robot adorable conçu par la société Anki. Il a son petit caractère et plein d’expressions qui s’affichent sur son écran ! L’enfant doit l’entretenir en prenant soin de ses chenilles et de son bras mécanique. Il doit aussi jouer avec pour apprendre de nouveaux tours. Plus le temps passe, et plus Cozmo devient intelligent. On ne se lasse pas de jouer avec lui !

Cozmo
Cozmo

En plus de ses fonctions préprogrammées, Cozmo embarque un « Code Lab », qui permet de programmer facilement de nouvelles routines de comportements. Sur le modèle de Scratch, le jeune utilisateur doit faire glisser des blocs sur une ligne de temps, chaque bloc étant associé à une action, une émotion ou un mouvement. Il peut, par exemple, apprendre à Cozmo à danser, le faire applaudir, ou même lui faire dire une courte phrase s’il se retrouve face à une personne spécifique, par exemple. Des centaines de combinaisons sont possibles ! L’enfant apprend ainsi à créer ses propres commandes. Et pour les utilisateurs plus expérimentés, un mode Constructeur permet d’aller encore plus loin dans la programmation du robot. C’est sans limite ! Comptez 229 euros pour Cozmo, qui se connecte en WiFi à un smartphone ou une tablette.

 

Sphero Mini, roule ma boule !

On ne présente plus Sphero et ses boules connectées. La plupart ont la taille d’une balle de tennis. La Sphero Mini a la taille d’une balle de ping-pong, mais elle est tout aussi connectée que ses grandes sœurs : il est possible de la faire rouler partout grâce à une tablette ou un smartphone ! On peut lui faire faire des figures, jouer avec le chat (évitons les chiens car la balle ne supportera pas d’être mâchouillée !) ou faire des blagues avec. Du coup, les enfants adorent !

Sphero Mini
Sphero Mini

En marge de tout ça, on peut également la programmer via l’application Sphero Edu. Deux modes sont proposés : le premier propose de programmer un tracé particulier pour la boule, et de régler, par exemple, sa vitesse. L’autre reprend une nouvelle fois le modèle de Scratch, avec des blocs à déplacer pour régler sa vitesse, ses rotations, ou encore sa réaction en cas de collision. Il existe des dizaines de blocs pour des centaines de réglages possibles.

Il est également bien utile de pouvoir télécharger les programmes conçus par la communauté, pour découvrir des possibilités auxquelles on n’aurait jamais pensé ! Il faut savoir que Sphero Edu est utilisé dans les écoles du monde entier pour, justement, enseigner la programmation. La communauté est donc conséquente, et les manières de s’améliorer ne manquent pas. La Sphero Mini se trouve dans le commerce à un prix d’environ 60 euros.

 

Lego Boost, pour assembler et programmer

On ne va pas vous faire l’affront de vous présenter les Lego ! Par contre, vous ne connaissez peut-être pas Lego Boost, une gamme proposée par la marque depuis début 2017. Il s’agit d’une alternative aux très onéreux Lego Mindstorm, qui proposent une fonction de programmation depuis plusieurs années.

Lego Boost
Lego Boost

Lego Boost s’adresse aux plus jeunes. Pour 160 euros, la boîte Creative Toolbox permet de construire l’un des 5 modèles de robots proposés, tous très différents. Une fois la construction réalisée, on connecte en Bluetooth le robot à une tablette équipée de l’application dédiée. Et on retrouve une nouvelle fois Scratch pour piloter le robot via des séries de commandes programmées par l’enfant.

Ce qui est très intéressant avec ce kit, c’est que chaque robot dispose de ses propres fonctions. Ainsi, lorsqu’on a fait le tour des commandes programmables d’un modèle, on casse tout et on passe au suivant ! La guitare se base sur le son, tandis que le véhicule tout terrain va proposer des fonctions de pilotage. Le robot-chat va avoir un comportement animal… l’enfant apprend ainsi à s’adapter à la machine qu’il doit contrôler, ce qui est très ludique. Cela peut, par ailleurs, elle une belle activité familiale !

 

Meccanoid 2.0, la programmation par la voix

Après les Lego, les Meccano. La logique est similaire : assembler un robot et, ensuite, le programmer. Avec Meccanoid 2.0, la marque propose un petit compagnon de 60 cm équipé de 4 cervomoteurs et d’un Mecca cerveau qui centralise tous les capteurs. Le module LED embarqué permet également la reconnaissance de mouvements.

Meccanoid 2.0
Meccanoid 2.0, la programmation par la voix

Si le Meccanoid 2.0 peut être contrôlé et commandé en Bluetooth depuis une tablette, il est aussi intéressant pour l’enfant de programmer ses réactions grâce à ses mouvements et à sa voix. Il est ainsi possible d’apprendre des mouvements au robot, puis de les associer à des commandes vocales. La technologie L.I.M. s’assure de la bonne coordination de la voix et des mouvements. L’enfant peut ensuite faire réaliser des enchaînements au robot.

Le logiciel open source ouvre la porte à de nombreuses possibilités de programmation plus complexe, et donc pas uniquement pour les enfants. Il est également intéressant que Meccanoid 2.0 soit compatible avec toutes les pièces Meccano, ce qui permet de le transformer au gré de l’imagination de l’enfant. C’est donc un robot qui évolue avec son propriétaire ! Comptez 170 euros pour ce modèle.

 

Robobox, un robot par mois

Si vous avez peur que votre enfant se lasse d’un seul et unique jouet, vous pouvez opter pour une initiative originale : lui offrir une box mensuelle comprenant chaque fois un petit robot à construire et à programmer ! Vu qu’il s’agit d’assembler des composants, la supervision d’un adulte est fortement recommandée jusqu’à environ 14 ans. Le concept est vraiment bien trouvé et chaque robot a son utilité : on peut disposer, par exemple, d’une petite alarme avec signal infrarouge, un bras articulé, un robot qui roule… au fur et à mesure des box, on peut utiliser les éléments des robots précédents, ou pas.

Robobox
Robobox

Chaque robot est accompagné d’un livret de programmation, et le tout est, une fois encore, basé sur Scratch. C’est donc accessible, amusant, et on apprend des choses chaque mois. Et Robobox est une entreprise française, donc c’est encore mieux ! Comptez 72 euros pour un abonnement de 3 mois, le tarif est légèrement dégressif si vous prenez un abonnement plus long.

 

Audrey Oeillet

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