Aux limites de l’innovation

Les musées, résolument tournés vers l’innovation et la technologie

Visites virtuelles

Découvrir des œuvres en un clic, c’est désormais possible. Depuis plusieurs années déjà, Internet nous permet d’accéder à des parties du monde que nous ne verrons peut-être jamais de nos yeux. Et la culture s’invite à son tour dans le paysage : de nombreux musées et monuments historiques proposent désormais des visites virtuelles de leurs galeries afin de rendre le patrimoine accessible à tous, à toute heure et en tout lieu. Des milliers de visiteurs potentiels peuvent alors, via leurs sites web ou des applications pour tablettes et mobiles, accéder à leurs collections.

A la fin du mois de février 2015, on recensait en France plus de 330 applications muséales, culturelles ou patrimoniales. Le Louvre, le British Museum, la grotte de Lascaux et le camp d’Auschwitz sont autant endroits que vous pouvez visiter sans vous déplacer grâce à la photo 360 ou à la 3D. Pour les visites groupées, la visiophonie est envisageable  – à Versailles par exemple (mais il est également possible de choisir de télécommander Robosoft plutôt que d’échanger avec un conférencier pour visiter).

 

Contenu enrichi pour visites inédites

Projet After Dark
Projet After Dark

Dans la plupart des cas, les visites virtuelles ont aussi pour objectif de proposer un contenu enrichi. Le robot de Versailles n’est pas le seul à disposition : le projet After Dark, lauréat du prix IK 2014, a permis à quelques internautes chanceux de découvrir le Tate Britain la nuit, grâce à des robots qu’ils pouvaient télécommander depuis chez eux pour quelques minutes. D’ici quelques mois, à l’occasion du millénaire de ses fondations, la cathédrale de Strasbourg proposera également une visite virtuelle améliorée, dite « immersive ». C’est à l’aide de lunettes Oculus Rift de réalité virtuelle, d’un casque et d’une manette que les visiteurs se déplaceront dans l’édifice (modélisé numériquement), et pourront même atteindre son sommet.

Projet After Dark
Projet After Dark

L’été dernier, c’est l’impression 3D qui a été utilisée pour permettre au jeune public de mieux comprendre les fossiles du Museum américain d’histoire naturelle et de faire un apprentissage ludique des sciences. Ils ont, dans le cadre du programme « Capturing Dinosaurs », fabriqué des répliques de squelettes de dinosaures. Mais ce n’est pas la seule manière de donner vie à l’œuvre : ARART ! (« Augmented Reality Art », Œuvre d’Art à la Réalité Augmentée) est une application qui anime les œuvres en donnant du mouvement à leur objet/sujet.

Programme « Capturing Dinosaurs »
Programme « Capturing Dinosaurs »

 

Un institut culturel mondial

En plus de se promener dans les galeries des plus grands musées, Google propose, avec l’Art Project, d’observer les œuvres de très près. Numérisées en très haute définition, il est parfois possible pour le visiteur d’en voir plus que s’il se tenait simplement en face du tableau. La semaine dernière, 14 institutions australiennes se sont ajoutées à la liste des partenaires du plus grand musée en ligne au monde (désormais plus de 670).

capture d’écran de Art Project Google
capture d’écran de Art Project Google

Et Google n’arrête pas les projets : après l’Art Project, il a lancé les Art Talks (conversations artistiques), destinées à échanger entre amateurs. Dernier né, le Street Art Project est une plateforme en ligne qui recense les œuvres d’art urbaines, protégeant ainsi (et paradoxalement) cet art éphémère. Là encore, des images en très haute résolution sont disponibles, en plus de vidéos et de témoignages d’artistes.

 

Visionnez cette vidéo consacrée au Cooper Hewitt Smithsonian National Design Museum : https://vimeo.com/121152071

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