Aux limites de l’innovation

La 3D, c’est facile

A l’école par exemple. Les élèves du collège César Franck dans le 2e arrondissement à Paris ont récemment reçu une initiation au fonctionnement de ces machines qui permettent de créer, entre autres, des pièces détachées pour réparer un meuble, des prototypes pour valider une idée ou des objets d’art pour exprimer sa créativité. Mais aussi des objets hideux et inutiles.

FabLabs, l’exemple de l’ENSGSI à Nancy

Nancy CamionA Nancy, l’école d’ingénieurs ENSGSI a été pionnière dès 2011 en ouvrant un FabLab pédagogique dans lequel elle a ensuite accueilli des PME locales intéressées. Un mot d’histoire. C’est au MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis que naissent les FabLab : des lieux favorisant la créativité et l’innovation rapide et collaborative grâce à un brassage d’idées et à quelques machines de base pour créer des prototypes (imprimante 3D, découpe laser,…). Lors de séances de créativité sur des tables tactiles, de petits groupes d’étudiants de l’ENSGSI développent un cahier des charges qui est envoyé au FabLab pour créer le premier prototype. Par exemple, des poignées de bâtons adaptés à la fois au ski de piste et au fond ! « Plus vite on matérialise l’idée et on la confronte à l’utilisateur, plus on évite le risque d’échec », résume Laure Morel, la professeur en charge du projet à l’ENSGSI.

FabLabEn 2014, l’école s’est équipée d’un FabLab mobile, un camion offrant un espace de 20 m2 pour amener cette approche collaborative et coopérative au cœur des entreprises. Dernière nouveauté, l’école opère dorénavant un Green FabLab en recyclant les prototypes. Parce que comme avec le papier pour les imprimantes classiques, il faut penser aux usages du plastique utilisé ! Depuis 2011, les FabLabs ont fleuri partout en France. Comme il s’agit de confronter les idées et les usages, ils accueillent souvent des membres du grand public pour tester les prototypes…Une porte d’entrée toute trouvée pour un public curieux.

De la startup FabShop à La Poste

Le FabShop, entreprise privée « axée sur les milieux professionnels et de l’éducation, accompagnateur des créatifs dans l’accomplissement de leurs projets, donne accès à du matériel de fabrication numérique, soit par cotisation au FabClub, par achat ou en location. » Son site recense un certain nombre de FabLabs ainsi que des services d’impression 3D, ouverts pour certains à un public non professionnel.

La PosteQuant à La Poste, elle teste depuis fin 2013, un nouveau service de conseil et d’impression 3D en mettant à disposition du public du matériel et des conseillers. Une initiative toujours à l’état d’expérimentation même si pour la fête des mères et des pères 2014, on pouvait déjà transformer le dessin de son enfant en bijou 3D grâce au service « 3D Bijou Enfant » en partenariat avec le bijoutier UCKI dans les trois bureaux pilotes (Paris Bonne Nouvelle, Paris La Boétie, Boulogne Hôtel de Ville)…

Ateliers pro, mais pas que

En ce début d’année, la société de formation Mediabox a organisé son premier stage de 3D dans ses locaux parisiens. Trois jours pour appréhender l’impression 3D et deux autres, plus avancés, pour passer de l’idée à l’objet. Avec ses 20 ans d’expérience dans la 3D pour un des leaders français du domaine, le formateur est très compétent. La MakerBot utilisée dans le cadre du stage est un outil classique. Salariés, chercheurs d’emploi, curieux peuvent suivre ce stage qui sera proposé tous les deux mois ou plus si la demande explose. A noter que le stage est éligible à un financement dans le cadre de la formation professionnelle…

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